Ecoute mon Amour :
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« Amour sans amour, amour sans amour
Amour sans amour, rien n'est plus triste
Amour sans amour, amour sans amour
Mais qui sans amour existe ? »
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(Serge Gainsbourg 1963)
Tu es brutalement devenue insolite dans le paysage de mes sentiments, étrangère de mon cœur.
Tu as choisi de tuer notre Amour lentement, me soustraire de tes sentiments sans aucune explication en mêlant, mixant, émulsionnant, tous les aspérités négatives de nos vies, de nos envies, de notre vie, sans tenir compte du chemin parcouru par nos cœurs emmêlés.
Je souffre mon Amour, je me désunis suivant tes désirs inavoués de tuer minutieusement notre pacte d’amour éternel. Le seul témoignage impérissable qui subsistera est notre fils d’Amour, enfant tant souhaité... mon âme sanglote, l’inconcevable devient concevable.
Je suis paisible mon Amour, la fatigue pleine de lassitude de tout ce que tu t’efforces de me faire accepter sans motif m’a anesthésié le cœur, après la révolte qui m’a confusément surpris, je regrette les mots durs prononcés du haut de la barricade de l’inimaginable, puis, j’ai pleuré, trop pleuré, emprisonné par la muraille de l’incompréhension, je ne savais plus que des larmes de tristesse pouvaient m’envahir après toutes ces années de bonheur...
J’assimile le venin de la mort de notre Amour...
Tu t’es transformée impitoyablement en un être sans nom, lame de guillotine qui froidement sans appel coupe les têtes qui chutent dans un panier d’osier éclaboussé par le sang des innocents épuisés par les exigences des despotes avides d’imposer leurs manières de penser. Tyran entouré par des conseillers jaloux de notre bonheur, par des conspirateurs semant la haine autour d’eux pour leur plaisir immonde. Comme une éponge tu absorbes consciemment ou inconsciemment leurs malheurs pour mieux adhérer au club des délaissés de l’Amour.
Non, impossible de te reconnaitre lorsque tu te trouves en ma présence, comme pour me balayer dans un autre univers, tu es semblable au flipper qui percute la bille d’acier de plein fouet pour la projeter au plus loin en attendant le tilt hypothétique annonçant la fin.
Ton regard, en ma présence, est devenu fade et terne comme le ciel triste d’un soir d’hiver qui s’acharne sur la forêt d’arbres gris et dénudés, luttant entre la vie et la mort. Ce regard n’est plus douceur, caresse des yeux, chaleur du désir, harmonie de notre alliance.
Tes mains froides se retirent à mon contact, repliées sur elles-mêmes comme un vieux livre de messe, aux pages froissées, écrit en latin, qui prend la poussière délaissé derrière un tronc de bois qui attend les offrandes pour sainte Rita « La Sainte des cas impossibles, l'Avocate des causes désespérées, le Refuge de la dernière heure ». Ces mains ne sont plus tendresse, théâtre de l’expression de nos envies les plus folles, trait d’union de notre bonheur.
Tes lèvres sèches, blafardes et insensibles qui effleurent brièvement les miennes une ou deux fois dans la journée, semblant de politesse qui te pèse aussi lourd que l’excroissance du vieux bossu qui est condamné à regarder ses pieds, déformés par t’arthrose, chaussés de godillots de la guerre de 14-18, la der des der !. Ces lèvres ne sont plus sensualité, intimité, promesse de joies partagées.
Ton corps froid que tu abandonnes de plus en plus rarement à ma quête d’amour, tu le condamnes à ne plus vibrer aux frissons du plaisir, de la jouissance comme pour m’épuiser du bonheur de t’aimer. Ce corps n’est plus offrande de l’amour, expression jouissive de nos sentiments, refuge de sérénité.
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« Tu n'es plus comme avant
Je ne te reconnais plus
Mais reconnais au moins
Que tu ne m'aimes plus
Tu n'es plus comme avant
Ça n'a plus rien à voir
Je ne peux plus te revoir
Oublions le bon temps »
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(Christophe)
Tes discours m’enseignent le désamour, le rejet du bonheur,... tu m’épuises, tu m’expulses froidement hors de ta vie, sans raison, sans cohérence, sans trouble...
Tu me détruis petit à petit après m’avoir affaibli, comme la mente religieuse dévore le géniteur après l’accouplement.
Tu es le bulldozer qui détruit le building de notre amour, construit avec bonheur durant des années.
Je suis perdu, la rouille de ton cœur envahit mon cœur, me ronge.
J’aurai préféré une bombe atomique désintégrant notre Amour impitoyablement en cendres radioactives impossibles à recycler.
Tu n’as pas le courage de m’avouer ton malheur intime pour partir à la recherche d’une issue tendre à ce mal qui te dévore. Tu as choisi la lente destruction, terminus infaillible de notre Amour....
Je suis perdu, j’ai besoin d’amour pour gagner...
... pour nous protéger.
Je baisse les bras, je dois te quitter mon Amour pour toujours, j’aurai préféré ne jamais te rencontrer?...
Effaces moi de ton cœur cruel et corrompu, je dois te quitter mon Amour pour toujours, je suis perdu mon Amour?...
Je rêve de vivre ailleurs l’Amour que tu ne me donnes plus?...
Je suis las mon Amour, mes yeux n’ont plus de larmes, mon cœur desséché a besoin de bonheur.
écoute mon Amour,....
...... cet air que tu fredonnais:
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« Alors pars
Surtout ne te retourne pas
Oh pars !
Mais qu'est ce que t'as ?
Oh pars... et surtout reviens-moi ! »
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(Jacques Higelin 1978)
Je suis épuisé mon Amour...
Dis-moi...
J’écoute...
C’est si beau quand tu prononces ces mots....
Avant qu’il ne soit trop tard...
Je t’aime... mais je ne peux aimer sans être aimé...
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« ...Le monde est beau et notre histoire
Peut continuer quand tu voudras
Et tout sera......... »
(Christophe 1975)
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Je rêve...
Me blottir dans tes bras.
Oublier...
..ou fuir...
Je t'aime... toi, non, plus...?
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